Kama Sywor Kamanda, l’Afrique en héritage, de Patricia Etifier sur Femmesaupluriel.com

Kama Sywor Kamanda, l’Afrique en héritage

“Mais il nous reste encore l’espoir. La difficulté d’accéder au bonheur n’exclut pas la quête”

Au-delà de Dieu, au-delà des chimères – Essai – Kama Siwor Kamanda – 2007

 

C’est le sentiment qui flotte encore dans l’air, après que Kama Sywor Kamanda ait répondu à notre dernière question. Le combat est loin d’être achevé, l’objectif atteint mais la route est parsemée de tant de fruits, le cheminement de l’auteur fécond, éclairé de milles boussoles, donne à espérer, à se réjouir et à apprécier.
Entretien généreux avec Kama Sywor Kamanda, qui vient de publier TOUTANKHAMON, aux éditions Dagan. Récompensé à juste titre, de nombreux prix de prestige (dont le fameux Prix Hérédia de l’Académie Française en 2009 ou le Grand Prix littéraire d’Afrique Noire en 1991 ou encore le Prix du Poète du millénaire 2000 de l’International Poets Academy en Inde en 2000…), ce brillant homme de plume nous enchante.
 

FP: Kama Sywor Kamanda, bonjour. Vous êtes poète, conteur, dramaturge, romancier et également journaliste. Vous avez à votre actif une dizaine d’ouvrages, un millier de poèmes. Votre premier ouvrage est paru en 1967 [Les Contes des veillées africaines, ndlr…]. Comment est née en vous l’envie d’écrire?

Kama Sywor Kamanda: Quand j’étais enfant, on a eu la chance de recevoir en classe [il a étudié dans une école jésuite, ndlr…] la visite d’un écrivain étranger, en réalité un prêtre jésuite. Il écrivait des contes africains. En discutant avec lui, de fil en aiguille, il m’a avoué sillonner le Congo et l’Afrique en général pour collecter des contes africains. C’est à ce moment que je me suis passionné pour la mémoire collective et le fait de la transmettre, génération après génération, par l’écrit. C’est de là que m’est venue l’envie d’écrire un jour; j’avais 7 ans. A 10 ans, j’ai commencé à écrire pour moi, sans jamais rien montrer à personne. Je voudrais d’ailleurs en profiter pour remercier mon professeur de français qui m’a donné les outils nécessaires pour progresser, à commencer par la maîtrise de la lanque française. Et puis un jour, à l’âge de 14 ans, j’ai eu l’idée de faire publier ce que j’avais écrit jusque là… recueil que j’ai d’ailleurs conservé. Voilà comment mon envie est née de la volonté de transmettre une part du passé africain.

 

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